L'hésitation vaccinale, une forme de défiance plus subtile que le simple refus


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À lire les sondages, la France se distingue par un haut niveau de défiance vaccinale. Mais, dans la pratique, les taux de couverture restent élevés, et la campagne de vaccination contre le Covid s’accélère. L’hésitation n’est pas toujours synonyme de refus ou de résistance.

Si la France, le pays de Pasteur, s'illustre par un très haut niveau de défiance à l'égard de la vaccination, il importe de conduire une analyse et critique des enquêtes internationales mesurant la confiance dans la vaccination. Au début des années 2010, la notion turbulente de résistance, couramment utilisée par les historiens, et celle d’acceptabilité, plus en phase avec un idéal d’objectivation sociologique, ont été remplacées par un vocable qui a fait d’emblée fortune : l’hésitation ou hesitancy. Le terme est rapidement repris à son compte par l’OMS qui propose de le clarifier : « L’hésitation vaccinale désigne un retard dans l’acceptation ou un refus des vaccins malgré la disponibilité des services vaccinaux. » Cette notion ne renvoie pas au refus ferme, militant et organisé, finalement rare, mais recouvre le spectre plus large des personnes qui n’adhèrent pas à la vaccination sans se poser et sans poser de questions. 

Cet article d'Anne-Marie Moulin et Gaëtan Thomas a été publié dans La vie des idées le 4 mai 2021.

Lien vers la publication complète

https://laviedesidees.fr/L-hesitation-vaccinale-ou-les-impatiences-de-la-sante-mondiale.html

Auteurs

Anne-Marie Moulin, Gaëtan Thomas

Référence

Moulin (Anne-Marie), Thomas (Gaëtan), "L'hésitation vaccinale, ou les impatiences de la santé mondiale", La vie des idées, 4 mai 2021.

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